24 novembre 2007
On dirait le Suuuuuuuuuuuud
Non, niet, pas moyen : la Chine n'est pas faite que de megapoles grouillantes de monde et de buildings. En sortant de Hong-Kong vous pouviez legitimement vous demander : Comment ces demeures de "perdus dans le tour 07" ont-ils pu passer a cote des enormes trous de campagne entre les villes ? A cette interrogation je me refuse de repondre. Mais je peux vous dire qu'on s'est rattrapes. Apres une nouvelle nuit en train nous sommes arrives a Guilin, LA ville aux 3'000 pains de sucre et aux 10'000 rizieres ; comme ca reste une ville, on n'est pas restes, et nous sommes alles a Yangshuo, un peu plus au Sud. En fait de village, nous sommes arrives dans une petite ville un peu bobo-baba, bien agreable pour les routards. Rues pavees, petits dej a la francaise, charme pittoresque des cars de chinois qui deferlent sur la ville entre 12h et 23h. Animation nocturne. Mais surtout, la proximite de jolies rivieres que surplombent d'immenses pains de sucre, la je me tais et je vous laisse admirer le bordel :
Le temps est en permanence brumeux et humide mais ca ajoute au charme de la campagne environnante, que nous sillonons en velo et a pied. On alterne entre campagne profonde et villages assaillis par les touristes, des fois il n'y a que 3 kms entre les 2 mais c'est pas la meme ambiance. Par exemple dans les villages touristiques les femmes se balladent toutes avec leur marmot sur le dos et elles te pourchassent pour que tu prennes une photo bien cliche, moyennant retribution bien sur. Moche. Les enfants apprennent a dire "hello" et a tendre la main avant de savoir parler, on dirait. Mais bon, on va passer sur les desagrements du tourisme de masse.
On traverse des villages avec des petites baraques, le riz qui seche sur le terrain de basket municipal, des volailles de partout, quelques cochons noirs. Des mamies voutees. Des chapeaux a larges bords (enfin !). Parfois nous devons traverser une riviere, il y a toujours quelqu'un pour nous faire passer, meme quand on n'a pas besoin : nous arrivons a une impasse, nous sommes coinces. Mais non ! Une brave dame nous fait signe depuis l'autre rive, elle va nous faire traverser sur son bambou-raft, qu'elle manie avec dexterite (y a pas de courant, faut pas charrier non plus). S'ensuit une apre negociation, on se met d'accord sur le prix et on embarque les becanes. Apres 3 bons metres de traversee, on apercoit un paysan qui traverse sur une digue 50m plus bas, ce passage etant masque par des arbres. J'ai beau traiter la petite vieille de sorciere, on ne fera pas demi-tour et on paiera notre du. Y a pas a dire, ils sont forts ces Chinois, m'est avis qu'ils vendraient des gants a un manchot.
Dans les marches, les poissoniers maintiennent la matiere premiere dans des bacs oxygenes et scalpent a la demande, otant les visceres d'un maitre coup de hachoir. Et puis voila, on squatte avec des kiwis, un dutch et des ecossais, on comprend toujours pas les Chinois. Mais vraiment pas ! Aneva fait une premiere tentative d'apprentissage de la cuisine locale et de mon cote je prends mon premier (et unique) cours de chinois. Je suis desesperant de nullite, la prononciation des tons est quand meme super dure. Comme quand un etranger doit apprendre a dire les "en" "oin" "on"... francais.
J'interromps ce recit pour vous faire savoir que la visa race se poursuit (episode 9 ?) sans encombre : apres Yangshuo nous arrivons a Kunming, capitale du Yunnan. Objet de la visite : demander le visa vietnamien. C'est boucle en 45 minutes moyennant 35 euros par tete. Et avec le sourire ! On repassera chercher le visa dans 5 jours, pour l'instant on met le cap sur Dali. Petite bourgade dans les montagnes ?
Et bien non, faudra repasser. La vieille ville a effectivement de jolies portes d'entrees, c'est pittoresque mais c'est bonde ! Le "bourg" a bien grossi, en fait c'est tout le littoral du lac Erhai qui s'urbanise. Vue d'en haut ca donne ca :
Les bons cotes, c'est que la ville est agreable, et qu'on peut deambuler tranquillement loin de la rue principale, et meme se faire payer un the traditionnel dans une maison centenaire. Les villages alentours sont plutot "rustres", au sens pas asceptises. Gadoue dans les rues, gamins qui jouent, et le lac qui n'est pas loin. On pratique aussi la pisciculture, le poisson etant prise dans les restaurants. On voit aussi les premieres "minorites ethniques" du Sud chinois. Les femmes comme les hommes se balladent avec des hottes style papa noel pour faire le marche et acheter des tonnes de piments.
On grimpe un coup sur la montagne la plus proche, forcement, ca faisait longtemps. Petite marche je vous rassure, rien de bien sportif, y a un sommet a plus de 4000 qui nous guigne mais on le laissera en paix, faute de motive et aussi (parce qu'il me faut bien une excuse !) du fait du sentier de terre grasse rendu glissant par la pluie (wah, le savoyard, sale faux plan me direz-vous ! Excuse bidon ! Je le sais bien et j'en suis tout penaud...) On se contentera du poetique "cloud trail", un sentier amenage a la chinoise, donc betonne, qui surplombe la vallee. Avec des petites attractions genre les baignoires du dragon, des piscines naturelles le long d'un torrent (entre autres noms evocateurs).
On rencontre de sympathiques Francais, Mathieu un toulousain interne en medecine qui nous fait notamment prendre conscience qu'on devrait prendre nos medicaments anti-palud depuis 2 semaines. Oups... Pas de fievre a l'horizon et on s'est mis aux cachetons. Dans les montagnes on se retrouve dans une auberge tenue par une chinoise qui est en train de monter un projet avec 2 Francais, qui consiste a developper le trekking dans le Yunnan et dans le Sud de la Chine, avec preparation de cartes de rando notamment. Un de leurs buts est d'utiliser les fonds pour financer des projets locaux de protection de l'environnement, ou des projets sociaux. Bref si vous allez randonner dans ce coin vous pouvez contacter Jean-Yves : jean-yves@amiwa.fr, qui commence a connaitre le coin et qui propose de bons services de guides locaux.
Je me suis etendu, je serai bref pour conclure en vous disant que nous sommes au Vietnam depuis 3 jours, dans les montagnes ; on racontera ca plus tard !
14 novembre 2007
Made in Hong-Kong
Que dire de Hong-Kong ?
Tout est interdit.
Du bruit, il y a en a tout le temps, dans les rues ca grouille de gens, ca klaxonne pour un rien. Il y a plein de lumieres, je n'ai jamais vu autant de panneaux publicitaires dans les rues.
Il y a plus de magasins au kilometre carre que dans les autres grandes villes chinoises telles que Shangai et Pekin. Donc mis a part les magasins et les marches de nuit (puisque que par la force des choses nous avons ete obliges de faire du shopping, ca ete dur pour moi.....), nous sommes alles nous ballader sur l'ile de Hong-Kong, dans les quartiers des grandes marques, dans les quartiers plus populaires comme Aberdeen pour voir des pecheurs et les fameux "sampangs" (bateaux), nous avons vu surtout des femmes qui triaient des crevettes pour les faire secher pendant que les hommes jouaient aux dames (!!!!) ;
Nous sommes alles voir le coucher de soleil depuis le sommet du Pic Victoria. 
Nous avons passe une demi journee dans l'ile Lamma, pris un cours de Tai Chi et de Joaillerie pour apprendre a evaluer la qualite d'une perle. D'ailleurs a ce sujet la, je conseille a toutes les femmes qui aimeraient avoir un bijou en perle, d'inscrire leur mari a ce genre de cours. Apres cela, ils se sentent plus impliques et plus motives a flaner devant les bijouteries. Cela dit, je n'ai pas encore mon collier de perles mais ca ne saurait tarder.
Et pour finir sur HK, malgre tous ces tracas on y fait des rencontres sympas.
Aneva
01 novembre 2007
Shangai connection
Je commence par 2 oublis :
- En Mongolie nous avons croise dans une station service un camping car rempli par une famille francaise, les Bufard (papa, maman, et leurs 3 petites nanas) qui sont partis de St Etienne pour un enorme tour du monde de 1, 2 ou 3 ans. Voici l'adresse de leur site : www.bufardtourdumonde.fr
- A Xi'an nous avons eu le plaisir de deambuler dans le marche aux poissons, ou l'on retrouvait des anguilles, des tortues et quelques milliers de crabes qui se battaient en duel avec des crevettes. Tout se mange, meme le chien, nous en avons eu la confirmation visuelle sur l'etal d'un boucher. Un joli cadavre pret a rotir qui a fait fremir Aneva.
Apres les soldats de Xi'an direction Shangai, ou nous hallucinons sur les buildings, les centres commerciaux... Tout ce qui fait la croissance chinoise a 2 chiffres, leur principal souci etant de la ralentir. Ca change par rapport a chez nous. Et lorsque le feu passe au vert pour traverser la rue, c'est un tsunami humain qui deferle sur nous.
On est monte sur la 3eme plus haute tour du monde, la Jinmao tower, 420 metres et 88 etages, avec vue plongeante sur le HangPu (fleuve qui traverse Shangai), ou se cotoient navires de croisiere et barges remplies a ras bord de gravier ou de charbon. On fait face a la tour de la tele, une espece de fusee gigantesque. Et a l'interieure de la tour, entre les 53eme et 88 etages, c'est creux : c'est un hotel, le plus haut 5 etoiles du monde. En-dessous de nous, 120 metres de vide et des chambres disposees en arc de cercle... Assez impressionant. A la base on est plus montagnes enneigees que jungle urbaine, il n'empeche : les gratte-ciel chinois nous marquent. A cote de cette tour ils sont en train de monter un nouveau building surnomme "le decapsuleur" qui montera a 492 m, soit la tour la plus haute du monde l'espace de quelques mois, avant de se faire doubler par un autre gratte-ciel a Dubai.
Et que fait-on dans une ville qui galope a ce rythme ? On subit au debut, un peu comme a Beijing, puis on s'habitue. On va au cirque, parce que tout de meme : THE world circus from Shangai. Pas de bestioles, pas de clowns, mais une plethore d'accrobates, d'equilibristes et de contorsionnistes. Avec en clou du spectacle des motards qui tournent dans un globe d'acier, comme chez Patrick Sebastien ! Mais en vrai ! Et surtout, a la fin, ils etaient 7 a l'interieure de cette boule geante, faut pas avoir le tournis. On a aussi visite Suzhou, charmante bourgade des environs pleine de jardins chinois, dont le but est de recreer l'unite du monde en plus petit. Des vieux arbres, des pagodes surplombant des mini-fleuves et des mini-lacs, des pierres qui figurent des montagnes... Ca respire le calme et l'harmonie.
De mon cote en solo j'ai renoue avec les playgrounds car Shangai est LA ville basket de Chine, celle d'ou vient Yao Ming, et je me suis retrouve sur un terrain grand luxe offert par Adidas. Sympa.
Enfin, on fait aussi des affaires, ca pullule de vendeurs en tout genre qui ne s'avouent jamais vaincus et qui te promettent que tu entreras dans leur magasin "juste pour jeter un oeil" mais que "tu acheteras seulement si les marchandises te plaisent". Grands princes, avec ca.
Au sein de ce dynamisme chinois, meme les mendiants ont la peche : un simple non est loin de les refroidir, et ils sont capables de suivre sur 100m en s'accrochant a ton bras, avec un grand sourire, pour recevoir l'aumone. Pas bien rejouissant, surtout quand les mamans envoient leurs bambins de 3-4 ans, a qui elles ont enseigne l'art de tirer une bouille triste. Saisissant. Ecoeurant.
Et enfin on y bouffe ! De tout, tout le temps, partout.
Comme vous le constatez les photos ont fait leur retour, merci le nouvel appareil qu'on s'est offert, bel investissement (necessaire). On espere ameliorer la qualite des prises de vue au fur et a mesure.
Mati
28 octobre 2007
Xi'an : la boucle enfin bouclee.....
Plus petite que Beijing (qui est la traduction de Pekin en alplhabet latin), Xi'an est un ville charmante malgre son avenue principale qui a je ne sais pas combien de magasins de chaussures de sports. C'est impressionnant. Heureusement quelques rues plus loin, on peut trouver des petits magasins de the ou il est possible de participer au rituel du the (que du bonheur pour moi) et des echoppes de materiels de calligraphie et de peinture, art tres important en Chine. Certaines personnes, pour se relaxer et pour le plaisir d'ecrire, se rendent dans les parcs publics et ecrivent au sol a l'aide de gros pinceaux gorges d'eau.
En plus d'etre une ville charmante, Xi'an est le point de depart de la route de la Soie. Ou le point d'arrivee, en l'occurence. Nous avons enfin boucle la boucle de notre voyage sur la route de la soie et ca c'est plaisant, un bon moment pour nous. Ca fait des kilometres !
Xi'an est aussi celebre pour ses remparts qui encerclent la vieille ville, son quartier musulman, ou l'on trouve des femmes voilees, ou l'on peut visiter une maginique mosquee, et a nouveau gouter au mouton (je parle pour Mati car moi j'ai eu ma dose), et puis a 40 km de la ville, il y a la fameuse Armee enterree de soldats en terre cuite qu'un certain Qin Shihuang, premier Empereur chinois, unificateur de la Chine et initiateur de la Grande Muraille (-250 avant JC) qui s'est fait construire un mausolée avec une représentation de son armée. Le lieu n'est pas tres beau car tout est betonne et trop agence pour les touristes mais l'Armee enterree vaut le coup d'oeil. Il "suffit" d'imaginer un immense preau avec des bonshommes alignes comme des soldats de plomb, a taille humaine bien entendu, chaque soldat etant different de son voisin (regard, chignon, barbichette, armure...) Les fouilles sont toujours en cours, dans certaines salles on ne distingue qu'une melee de mains, de plastrons et de tetes entassees tels quels sur le sol. Les archeologues recollent tout ca petit bout par petit bout et une fois qu'un soldat est "complet" il regagne sa place dans la fosse.
Aneva
PS: concernant la devinette de la photo bizarre, le gagnant est Manu (cousin de Mati), qui a vu le premier une patte de chameau (avec de la boue sechee dessus) dans cette photo un peu etrange et lunaire. Notre heureux gagnant recevra son lot par la poste... Merci pour les suggestions !
24 octobre 2007
Us et coutumes chinoises
J'avais envie de faire une petite parenthese pour vous donner une idee de la vie chinoise et de ce qu'on peut voir quand on arpente les rues.
Des le plus jeune age, les chinois apprennent a ecouter leur corps et a ne pas etre pudique. Les bebes, jusqu'a l'age d'etre propre, portent des pantalons ouverts au niveau de l'entre jambe. Comme ca des que l'enfant a besoin de faire pipi, il suffit de le mettre en position et c'est regle. Plus besoin de couches, d'enlever le pantalon, le slip et tout le tralala pour eviter que ca soit mouille. Effectivement, il y a plein d'avantages mais en contrepartie, toi pieton commun tu as des chances de marcher dans une flaque d'urine si tu ne fais pas gaffe. Car pour les meres, qui sont attentives a leur bambin, elles ne se soucient pas du lieu et quand leur cher enfant a besoin de faire pipi, ca peut etre dans l'herbe (la ca va), sur les marches d'escalier dans un centre commercial, dans une poubelle dans le metro... pas de probleme.
Mis a part cela, ces petits bouts de chair qui sortent du pantalon alors que le reste du corps et bien emmitoufle, c'est tres mignon.
Par la suite, les Chinois utilisent les toilettes. Dans la rue, il y a de quoi repondre a toutes les envies, il y a de nombreux toilettes publiques plus au moins propres (mais rien de different de l'Europe). Par contre, certaines fois il n'y a pas de cloisons pour separer les WC. C'est une suite de trous, chacun s'installe devant le sien et partage ce moment intime avec les autres personnes presentes. Ca m'a fait bizarre la premiere fois.
Il faut croire que pour eux c'est encre dans les habitudes, car quand il est possible d'avoir des cloisons et des portes comme dans les centres commerciaux, j'ai vu plusieurs femmes qui ne fermaient meme pas la porte.
Parlons maintenant de l'ambiance des rues. C'EST L'ARNARCHIE complete. Dans la region du Xinjiang (au nord ouest du pays), on pouvait voir des velos, des charrettes tirees par un ane, des voitures, des bus, des motos circuler sur une meme avenue et certaines fois il y avait des engins a contre sens. Dans les grandes villes, comme a Shangai, c'est la meme chose. Ca grouille de monde sur les trottoirs, dans le metro, sur les routes, personne ne respecte les panneaux de circulation et c'est a celui qui a le plus de culot et qui fait le plus de bruit qui l'emportera. C'est fatiguant.
Aneva
22 octobre 2007
Be beb be be Beiiiiijiiiiiiiiiiiiingggggg
Apres les steppes la ville la vraie. L'enorme ville ou nous avons vu en une semaine le quart du tiers du seizieme de ce qui se fait de mieux. 3 attractions : la cite interdite, le temple du ciel, la grande muraille ; du shopping pour nous reapprovisionner ; et quelques bons restos avec Alex et Nana, qui nous ont accueilli toute la semaine. Que du bonheur, un appart avec machine a laver, des petits dej de fou, comme a la maison, merci a eux !
Nous commencons donc en fanfare avec le temple du ciel, celui ou l'empereur regnant venait faire des offrandes a son Papa le ciel pour de bonnes recoltes et du bonheur pour tout l'Empire. Situe dans un grand parc, il est circulaire et entoure de differents pavillons en forme de pagodes. Bien entretenu, c'est aussi Disneyland, comme dans tout lieu touristique chinois qui se respecte. On reste un moment a regarder Chinois et etrangers prendre la pose sur LA pierre qui reprensentait le centre du monde pour les Chinois anciens. On rigole bien. Le soir on se fait un petit canard laque des familles, THE roasted duck, et on apprecie bien ce plat qu'on n'avait jamais goute (ca se mange dans une petite crepe, si jamais, et la peau fond dans la bouche).
Le lendemain on attaque le gros morceau, la cite interdite, soit le saint des saints. On penetre dans l'enceinte sous le regard de Mao, qui a son mausolee sur la place Tienanmen, juste en face. De Disneyland on passe a Versailles en plein mois d'Aout, avec des hordes de touristes qui se bousculent pour acceder aux salles principales. Comme on regarde tout par les fenetres, de l'exterieur donc, ca chahute pas mal et j'ai pris 3-4 coups de coude par des mamies, l'air de rien ; elles ont de la gnake, c'est peut-etre la visite de leur vie et c'est pas un sale Francais qui restera en travers de leur chemin. Comme les JO arrivent a grand pas, les 3 pagodes principales sont fermees pour restauration et entourees d'echafaudage, pas de pot. Et malgre tout, ca reste un spectacle enorme : l'ensemble doit faire un kilometre de long et il y a une infinite de salles (9999 ?), bien sur on ne voit pas tout mais quand meme. On apprecie bien les toits en formes de pagodes, proteges par des petits dragons, des coqs et autres animaux bienfaisants, ainsi que les anecdotes sur la vie de la Cour que nous dispense l'audiophone. Et les intrigues n'etaient pas l'apanage de Versailles, on vous rassure. Fallait pas tomber en disgrace, sinon on terminait vite fait au fond d'un puit.
S'ensuivent 3 jours de visites eparses, par exemple dans les Hutong (ruelles) pres de la tour du tambour, devenues un repaire bobo mais qui restent agreables, avec des petits lacs aux alentours ou des mecs un peu bedonnants vont se baigner apres avoir fume une petite clope et en poussant un petit cri au moment de plonger. Rigolo. On "visite" aussi un centre commercial enorme, une friperie geante qui s'etale sur 8 niveaux et 3 buildings, avec des echoppes qui font 4 metres carres. "Il faut passer du temps pour chercher" nous avait averti Nana, la femme d'Alex, qui est designer de mode. Et bien on a cherche mais j'ai (Mati) pas tenu plus de 2h30. Je connais des filles qui deviendraient completement crazy dingues la-dedans (Anne, Aurelie, KK... et bien d'autres...)
On se tape aussi un bon resto japonais, avec des plats ultra-varies, un vrai regal.
Hier visite dominicale vers la grande muraille. On a failli ne pas rentrer car 2 flics et quelques "collabos" (des types avec un brassard rouge, louche non ?) empechaient les quelques etrangers presents d'entrer sur le site, "pour notre propre securite". Le site s'appelle Ghuangua, et usuellement un paysan monnaye l'entree pour quelques kuais, un mois en arriere un touriste n'a pas voulu payer et il s'est fait taper dessus. Du coup, site ferme. Mais juste pour les touristes ! Je vous explique pas comment c'est rageant de voir tous les touristes chinois grimper a cote... Au final on a pris la porte de derriere, un petit detour de 2 kms et on s'est retrouves sur la fameuse muraille, un bon moment ensoleille. Ca monte severement par endroits, genre 50-60 degres. Physique. Et quand le mur se tortille a l'infini dans les petites montagnes, ca fait son effet !
Seul deconvenue de ce sejour pekinois (il en faut bien de temps en temps) : une employee d'un cyber cafe a prefere perdre toutes les photos en memoire sur notre appareil numerique, ca comprenait le Khirgistan, le Xinjiang, la Mongolie, le debut de Beijing... Super rageant mais on n'a rien pu recuperer. Je vous explique pas la colere de la photographe de l'equipe. Et pour couronner le tout, notre appareil numerique deconne serieusement et ne nous permet plus que de rares photos. On va devoir reinvestir...
Nous sommes maintenant a la gare de Beijing, dans 30 minutes on part pour Xian et pour voir l'armee enterree et pour la premiere fois depuis bien longtemps, on est a jour ! Mais sans photo, sorry.
Mati
26 septembre 2007
Premier passage a Beijing
Mais quel est donc cet invite mystere dont parle Aneva dans son dernier post ? Autant tuer le suspens tout de suite, il s'agit de Monsieur Alexandre Mathais, Pekinois depuis 2 ans ! On se retrouve un peu par hasard, une semaine apres son mariage ! Le gaillard est fidele a lui-meme et n'a pas beaucoup change, il est toujours branche en 350V pendant que les autres avancent en 220V courant. Et il vit le reve chinois a fond. Bel appart, bon job, maitrise du chinois... et belle dame ! Felicitations a eux.
Quand nous arrivons dans l'appart, on revoit des tetes familieres, et ca fait bizarre ! On repasse en francais pour quelque temps, c'est pas pour nous deplaire. Le soir on fete les retrouvailles dans un bar a rhum francais, les rhums etaient pas terribles mais apres 5 mois sans alcool de canne je ne pouvais pas faire le difficile...
Au final le WE passe vite, et le lundi on est de visas ! S'agit de pouvoir rentrer en Mongolie rapidement et notre vol decolle le lendemain matin. De facon surprenante, tout se passe bien ! L'episode 6 de la visa race est une simple formalite, on fait notre demande le matin et on recupere le sesame l'apres-midi, pour 50 euros, sauf qu'on obtient 21 jours au lieu des 30 demandes... Mystere, un de plus. "C'est comme ca", nous dit l'employe fataliste.
Un petit mot sur Beijing, quand meme : la ville bourdonne de facon impressionante, des nouveaux buildings de partout, parfois futuristes mais souvent des tours "simples" mais hautes. Ca grouille de monde, les embouteillages ou ralentissements sont permanents et en 3 jours on ne verra de traditionnel que le quartier de la tour du gong. Petites ruelles avec pousse-pousse, echoppes de quartier, vieux chinois qui prennent l'air ou jouent aux cartes... Sympathique. Faut dire qu'on n'a pas beaucoup visite et qu'on fera le tour de la ville en repassant ici apres la Mongolie.
Le soir nous dormons pres de l'aeroport et lever matinal (5h45, on perd vite ce genre d'habitudes !) pour attraper le vol d'Oulan Bator. Sauf que le vol sera retarde de... 11h ! En raison du mauvais temps qui sevissait apparemment sur le centre de la Mongolie. On decolle en fin de journee, vers 19h, vol sans encombre et arrivee a Oulan-Bator. Hier, aujourd'hui et demain recherche d'infos et ensuite on mettra le cap a l'Est ou a l'Ouest, pour 2 semaines de steppes. Ca continue ! On prend un bon decalage de temperatures dans les dents, on a perdu entre 10 et 15 degres et quand le vent se leve je vous explique pas...
Mati































