les péripéties d'Aneva & Mati

Toujours en route, bon pied bon oeil, l'errance n'est pas encore finie...

06 juillet 2007

Iran, Perse : suite et fin

Yazd est decidement une ville traditionnelle mais surprenante. La veille du depart les gens de l'auberge nous annoncent une soiree. Cool ! Ca faisait longtemps. On se retrouve dans un sous-sol, entre backpackers, avec le gerant de l'hotel (hollandais) et un vendeur de tapis qui a ramene du whisky ecossais de contrebande en canette. Il a aussi deniche de l'alcool de patates, enfin un truc maison qui sent bon la gnole du grand-pere (ainsi qu'un gros bout de shit afghan). Il nous explique que c'est produit maison par les Juifs, qui font le meilleur alcool du coin. A Shiraz j'avais aussi discute avec le gerant de l'hotel, un prof de litterature en retraite, qui m'expliquait qu'a la maison il aimait bien siroter des alcools de fruit, par exemple une bonne petite fine de prune. A Mashad nous recontrons aussi des jeunes qui boivent sec, d'apres les histoires qu'ils racontent. En public et officiellement, personne ne boit. En prive c'est autre chose. Pas de boites de nuit mais des soirees "private" organisees dans des apparts (mixtes). Il suffit de connaitre les gens, apparemment. Un demi-litre de coca coute 0.35 euros, par contre un demi-litre de biere coute 4 euros. Tres cher pour les locaux, mais c'est le prix de l'interdit (qu'ils sont prets a payer, semble-t-il).

La plupart sont tres croyants mais semblent preferer un systeme ou le religieux ne dicte pas la conduite du politique. Je dis semble car ses sujets sont sensibles : les gens en parlent plutot vaguement, prudence oblige, il faut lire entre les lignes. Plusieurs jeunes que nous avons rencontres aimeraient bien partir au moins quelque temps a l'etranger mais les bons de sortie sont rares. A moins de se declarer homo, dans ce cas ils t'envoient paitre sans probleme... Mais dans ce cas ils craignent les verifications...

Jameh_mosque_Yazd Derniere vista de yazd

A Mashad nous arrivons dans un haut lieu saint de l'islam chiite. C'est la que se trouve le tombeau de l'imam Reza. Le mausole est immense, dote de mosques, de madrasas et de musees. Concretement nous n'avons pas acces au tombeau lui-meme, bien dommage, car nous sommes non croyants. Avant d'entrer Aneva doit passer par rafale de questions genre "Etes-vous musulmane ? Pourquoi venez-vous ici ?" et nous patientons 30 minutes avant qu'un ange gardien officiel ne se presente pour nous chaperonner pendant toute la visite. Appareils photos interdits. Une jeune femme aborde Aneva pour lui demontrer que l'islam est la seule religion veritable, satisfaisante, bref pourquoi c'est la meilleure religion. Un rien proselyte. Le complexe en lui meme est richement decore, mais impossible de vous en faire la demonstration par l'image...
Le lendemain nous filons visiter un caravanserail ancien. C'est une auberge geante qui accueillait les marchands sur la route de la soie, avec etable pour les betes, eau, gite, nourriture... Tout ce qu'il faut pour se reposer de la route. Jolies gravures et mosaiques de briques. Ilot perdu dans les montagnes semi-desertiques. Vraiment sympa. Toujours la chaleur.

Carav1 Carav2 Gamins

Pour terminer, une petite legende urbaine dans le decor du desert : les autorites luttent activement contre le trafic de drogue qui arrive d'Afghanistan et du Pakistan via la province du Sistan Balouchistan. Il y a regulierement des accrochages avec les trafiquants et les autorites ont officiellement interdit le Sud-Est de l'Iran aux etrangers. Mais les autorites ne peuvent parfois pas lutter : on dit que des chameaux sont entraines pour partir d'Afghanistan, charges d'opium, traverser la frontiere et arriver dans un point donne du territoire iranien, bien profond dans le desert. Une fois arrives ils sont nourris, ce qui cree un reflexe pavlovien et assure qu'ils ne perdront pas leur precieuse cargaison. Cette derniere poursuit sa route vers des ateliers de transformation ou d'autres pays comme la Turquie, et ainsi de suite. Legende ou pas cette croyance est bien vivace car on nous l'a racontee 3 fois dans 3 villes differentes.

Aujourd'hui est notre dernier jour en Iran. Au final ce fut un sejour bien accueillant et agreable. Demain nous traversons la frontiere pour le Turkmenistan, ou nous resterons 5 jours (nous n'avons qu'un visa de transit). Pas sur que l'on puisse donner des nouvelles car internet n'est pas vraiment developpe ou autorise, au choix. On est assez impatients de decouvrir ce pays ferme et voir ce qu'il s'y passe. La route continue !

A +

Mati

Posté par Aneva_Mati à 11:24 - 05 Iran - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


02 juillet 2007

Perse toujours

La conduite a adopter en Iran

Voyager en Iran est aussi simple que chez nous. Les bus partent globalement a l'heure, et sont ultra-bon marche (3,5 euros pour un trajet de 8h). Il y a cependant un imponderable : la conduite. Ces gens sont de veritables psychopathes au volant. Sur les routes nationales, la queue de poisson est de mise. Des que possible, il faut couper l'elan du malheureux qui essaie de doubler. C'est une specialite des camions et des bus; quand on voit la puissance de la voiture moyenne ici, on comprend que les automobilistes font tout pour garder leur elan et ne pas toucher les freins. Ca cree des situations pas bien saines sur la route. Surtout qu'il faut ajouter les motos, qui roulent quelquefois a sens inverse sur l'autoroute avec 3 personnes sur la selle et pas de casque, ca va sans dire.
En ville, c'est pire : il s'agit d'etre en permanence le pire des salauds. Sur la route mais aussi sur les trottoirs et jusque dans les bazars ou la moto est reine et toi pauvre pieton, t'es qu'un minable, un rate. Les klaxons te somment de te rendre, d'abdiquer et d'abandonner la lutte, de marcher avec un retro parce que ces memes motos en sont depourvues. Le feux rouge sont de jolies decorations qui apportent une touche coloree dans les rues, mais faut rien leur demander de plus. Les clignotants sont des chimeres, tout le monde conduit au klaxon. Du coup traverser une rue est un combat et une course, un brin fatigant a la fin de la journee. Les Iraniens, eux, trouvent ca tout a fait normal. On a vu une moto avec un couple, un enfant coince entre eux et un autre qui faisait la sieste sur le guidon en train de couper la route a un carrefour. Le lendemain un mec a eu un petit accident avec son fils, par la faute d'une autre moto apparement. Petit accident mais grosse frayeur pour le petit gars, qui s'est pisse dessus a cette occasion.
A un carrefour bloque on a aussi vu une voiture pousser une moto, qui n'avancait pas assez vite a son gout (c'etait totalement bloque). Le motard est descendu, bien enerve, mais il a juste discute quelques instants avec le chauffeur de la voiture, je suis meme pas sur qu'il l'ait insulte alors qu'il semblait fermement decide a lui coller un pain. Il avait quand meme perdu un bout de phare dans l'histoire !
Et la flicaille dans tout ca ? Elle regarde. Les policiers sont les seuls a rouler en Mercedes recente, ca leur donne un avantage certain dans les courses poursuite...

Shiraz et Persepolis

D'un point de vue plus touristique nous avons donc pris la route pour Shiraz, un des berceaux de la civilisation Perse. Jolies mosquees avec des arches enchevetrees. Tombe de Hafez, LE poete perse par excellence. Ses oeuvres datent du XIVeme siecle mais le gaillard est venere comme un Dieu : les gens recitent ou lisent ses oeuvres sur sa tombe, parfois en pleurant. Selon une formule qui aurait pu etre consacree par Leon Zitrone, "l'emotion est palpable".

Arches Aneva dome

L'interet principal de Shiraz reste Persepolis, une ville antique de legende, construite vers le IVeme siecle avant JC. C'etait la capitale de printemps des Achemenides, celle ou l'on fete le renouveau des cultures. Elle etait relativement cachee et a ete finalement decouverte par Alexandre le Grand, qui l'a proprement pillee, la legende dit que le tresor de Persepolis a ete emporte par 30'000 dromadaires. Les ruines qui demeurent montrent des bas-reliefs, des sculptures de griffons, des colonnes, des dessins zoroastriens... Le site est etendu et vraiment remarquable (malgre la chaleur).

Gen_Persp Cheval_Persp Ens_Persp Griffons_Persp Persp Portail_Nat_Persp Tombe

(La derniere photo represente la tombe d'un des empereurs fondateur de Persepolis, sympa comme reposoir eternel)

On a aussi rencontre un couple de Belges bien sympas, Jean-Francois et Maite, qui font un trip semblable au notre. Ils travaillaient a Geneve avant de partir, le monde est petit. Voici le lien vers leur site, si la prose de voyage vous interesse vraiment : www.mouvance.be

Yazd - Zoroastre

Apres Shiraz re-bus pour Yazd. C'est deja un peu le desert, la vieille ville est faite de briques et les murs isoles par un melange paille / boue qui donne des tons ocres aux murs. Il regne une chaleur intense. On ne sort pas entre 12h et 17h, et on se leve plus tot que d'habitude pour avoir une chance contre le soleil. Nous logeons dans une ancienne maison marchande de la vieille ville, avec cour interieure, une des plus agreable auberges ou nous ayons sejourne. La ville heberge aussi une importante communaute Zoroastrienne, la premiere religion monotheiste du monde. Ils incitent les croyant a bien penser, bien parler, bien agir. Les fideles croient au Dieu de la lumiere, et idolatrent donc le feu. Le temple zoroastrien habrite une flamme maintenue allumee depuis 1500 ans en continu. En bordure de la ville se tiennent 2 tours du silence : jusqu'en 1960 les zoroastriens placaient leurs morts dans ces tours et les laissaient se faire "nettoyer" par les vautours, un veritable retour a la nature. Un pretre etait charge de veiller sur les cadavres : si le vautour crevait l'oeil gauche en premier, c'etait mauvais signe pour l'ame du defunt par contre s'il crevait l'oeil droit c'etait tout bon pour le defunt, dont l'ame filait au paradis. Imaginez un type foncierement mauvais, un vrai salaud qui trompe sa femme et bat ses enfants, qui fait tout ce qu'il peut pour gagner son ticket pour l'enfer.  Il passe l'arme a gauche, et le vautour choisit son oeil droit pour commencer son repas. Et bing, le vla parti en aller simple pour le paradis. C'est pas de chance. On est peu de choses...

Maison_Yazd Old_Yazd TempleZoroastre_Yazd Tour_silence_Yazd

A Yazd nous retrouvons Alex (Italien rencontre a Tabriz) et Jun (Japonais rencontre a Yazd), c'est agreable de retrouver des tetes connues de temps en temps ! Et on rencontre aussi un Coreen qui voyage pendant 2 ans : Kim. Ca en fait du monde !

Particularites locales

Les tours du vent, qui servent a raffraichir les maisons :
Tour_vent

Maisons de style star wars, entouree de 2 tours du vent
Maison_star_wars

Portes de Yazd
Porte_Yazd
(A gauche pour les hommes, un son grave lorsque qu'on toque, et c'est un homme qui vient ouvrir. A droite pour les femmes, un son plus aigu, et c'est une femme qui se presente. Malin mais je pense qu'il y a moyen de tricher)

Camel Burger
Camel_burger
Autre specialite locale, que votre devoue s'est empresse de gouter : le Mac Camel ou burger de chameau, franchement goutu (plus fort que le boeuf).

Mati

Posté par Aneva_Mati à 11:26 - 05 Iran - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mi-parcours : l'etat des troupes

L'air de rien comme ca le 30 juin marquait la fin de notre premier semestre de vadrouille, nous sommes donc a mi-parcours ! 6 mois pile que nous sommes partis. Je vais pas vous faire le coup du "ca passe trop vite" mais faut bien reconnaitre que ca avance rapidos.
Le moral des troupes oscille de "bon" a "tres bon". Le dernier dilemne a trancher etait "Va-t-on dans le desert pour 2-3 jours (au risque de caner de chaud), ou poursuit-on directement jusqu'a Mashad, derniere etape iranienne ?" Ca nous a pris plus d'un jour pour repondre, au final on file a Mashad. Existentiel n'est-ce pas ?

Niveau finances on est pile dans le budget : on avait un retard de 190 euros en entrant en Iran, mais la vie est tellement peu chere ici qu'on a comble ce mini-retard. Nous faisons des economies pour l'Ouzbekistan et la suite car nous vivons avec 25 euros pour 2 par jour, en ce moment.

L'errance a vraiment du bon. Seuls quelques chauffeurs de taxi iraniens arrivent a nous enerver. On peut dire qu'on est bien detendus.
La famille et les amis nous manquent parfois, mais nous ne sommes pas prets a rentrer ! Il y a encore trop de choses a voir surtout que nous sommes entres dans une phase de depaysement total, avec cette fameuse Perse.

J'arrete ici l'etalage des etats d'ame. Portez-vous bien et bonne semaine !

Mati

Posté par Aneva_Mati à 11:01 - 05 Iran - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 juin 2007

Ispahan

Mes derniers mots sur mes impressions en Iran etaient plutot negatifs (cf message du 20 juin), il aurait ete dommage que les 3 semaines prevues en Iran se passent mal. Heureusement, Ispahan est arrivee et m'a fait changer d'avis.

Nous sommes arrives de bon matin vendredi (le dimanche chez nous), il y n'avait personnes dans les rues pourtant il faisait grand jour et deja chaud. La nuit dans le bus etant peu reposante nous avons cherche un hotel et fini notre nuit. C'est seulement a partir de 18h00 que nous avons commence a visiter la ville et que nous nous sommes diriges vers Imam Square. Et la, surprise... La place qui etait vide de monde le matin etait envahie de gens le soir. Certains mangeaient une glace, d'autres avaient amene le rechaud et tous les ustensiles de cuisine pour faire le repas. Les iranniens comme les turcs aiment pique niquer, mais ce n'est pas comme nous avec notre baguette, notre jambon et notre fromage, eux ils amenent le bruleur, une casserole et tous les ingredients pour cuisiner comme a la maison. C'est hallucinant.

Des que nous sommes arrives sur la place, nous n'avons pas eu le temps de nous assoir que deja une jeune femme (Parisa) nous abordait pour nous demander si on avait un peu de temps a lui consacrer pour parler en anglais. Et cette situation, s'est reproduite plusieurs fois (4), car il y a de nombreuses personnes qui apprenent l'anglais dans des instituts et ces derniers leur conseillent de parler avec les etrangers pour progresser. Donc des qu'ils voient un etranger ils leur sautent dessus.

Nous avons passe le debut de la soiree avec Parisa et sa famille a discuter . Ce fut tres sympa.

                                     Parisa

Le deuxieme jours, nous avons fait la connaissance d'Ali et de sa femme avec qui nous avons passe une bonne partie de la journee.

                  Ali_et_sa_femme

Ils nous ont emmene nous ballader le long de la riviere Zyandeh pour voir 2 anciens ponts.

si_o_seh_bridge            chubi_bridge     Chubi_2

Si-O-Seh                                       Chubi

L'architecture est magnifique et avec de l'observation on y decouvre des choses etonnantes...

                    Bougie              Pont

Ensuite nous sommes alles dans un jardin floral et nous avons fini la promenade par un pique-nique "made in Iran" a quelques kilometres du centre ville.

Ces 2 rencontres ont ete tres enrichissantes et nous ont permis de decouvrir le mode de vie des familles iraniennes. Chacune de ces connaissances nous a invite chez elle et nous a fait partage son quotidien. Les discutions sur leur mode de vie, la religion ont ete fortes interessantes. Je me suis apercue que la femme iranienne a une double vie. Dans la rue, elle porte un foulard ou plus encore un tchador, elle est habillee de noir en majorite, elle est peu souriante. A la maison, c'est completement different, elle ne porte pas de foulard et met des tee shirts a manches courtes, et elle n'est pas renfermee.

Les jours suivants ont ete bien occupes a visiter car de rencontres en rencontres nous n'avions pas encore pu voir les magnifiques monuments d'Ispahan. (pour anecdote : nous avons rencontre un japonais, Jun, qui avait prevu de rester 4 jours a Ispahan et au final il y est reste plus d'une semaine tellement il a ete sollicite).

                          Mosquee Jameh

jame_1  jame2  jame3  jame4

                            Palais Chehel Sotun

                   palais_Chehel_Sotun

        Mosquee de l'Imam                            Mosquee du harem

imam_mosque    Imam_mosque2         mosque_du_harem

Palais  Ali Qapu                  Imam Square

ali_qapu_palace            imam_square

                                                                                                         Aneva

Posté par Aneva_Mati à 18:50 - 05 Iran - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 juin 2007

Hash-Assin !

Je vais vous conter la fabuleuse histoire du mot Assassin. Je sais que certains la connaissent deja puisqu'on me l'a racontee il y a quelques annees. Mais je me lance quand meme, au nom de la culture...

Il etait une fois, aux alentours des XIeme et XIIeme siecles, une secte d'inspiration Ismaelienne (les Ismaeliens etant eux-meme issus du Shiisme) menee par Hasan-e Sabbah, dit "le vieil homme des montagnes". Considere comme un heretique par les Ismaeliens, il s'est fait vire et a fonde ce qu'on appelerait aujourd'hui une secte. Il a eu une sacree bonne idee lorsqu'il decida que, pour trouver des thunes, ses suivants enleveraient ou tueraient des personnalites politiques ou religieuses, voire des personnages politico-religieux, pour demander des rancons et se la couler douce dans les montagnes par la suite. Ses fideles etant installes dans une region fort montagneuse de la region de Qazvin, son plan ne manquait certes pas de finesse. 

Mais comment faire pour que les fideles se transforment en tueurs sanguinaires, en ninjas specialistes du rapt de VIP ? Comment motiver ces bougres ? Surtout que c'est encore le Moyen-Age, pas moyen d'organiser un concours du meilleur tueur et d'envoyer le gagnant a la Barbade pendant une semaine...

Et bien c'est tout simple : il suffisait de leur faire fumer tout plein de drogue, de la weed pas coupee ! Des gros joints de marie-jeanne, Eureka ! Et de leur montrer, pendant qu'ils etaient bien defonces, de verts jardins remplis de jeunes femmes desirables ! Du coup ils se disaient qu'en perpetrant ces crimes ils iraient directo au paradis ! C'est beau la foi... Du coup ils sont restes planques dans leurs montagnes pendant 1 ou 2 siecles, en construisant des chateaux bien inaccessibles. Leurs actes delictueux ou terroristes, c'est selon l'epoque, leur ont confere dans les vallees alentours la reputation d'etre des "Hashish-Iyun", d'ou nous est venu le mot "Assassin". Tout simplement. Merci maitre Capello et les encadres culturels du guide lonely planet. Quelques illustrations pour terminer ce joli conte d'ete :

Le chateau est situe sur ce piton rocheux :
3 
Comme ils sont en plein restauration il y a plein d'echafaudages et on n'a pas le droit de prendre de photos une fois dedans :
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Et ca c'est le paysage vu d'en haut :
4 2

On a fait le tour du chateau principal, il n'en reste pas grand chose mais le cadre est spectaculaire, c'est perdu dans les montagnes. On a fait 6h de Paykan A/R pour y parvenir, mais c'etait bien (la Paykan est une voiture qui s'appellerait Lada dans l'Est de l'Europe, ca fourmille ici). Ca nous a aussi permis de visiter un peu la campagne. Les gens font les foins et les moissons a la main. Et ils cultivent du riz ! Comme vous le voyez sur les photos, les montagnes sont pelees et il subsiste des ilots de verdure. A ces endroits l'eau est utilisee a son potentiel maximal. On trouve aussi des vergers avec des cerises.

1 6 7

Pour terminer voici un avant-gout de ce qu'est Ispahan, ou nous sommes arrives de bon matin :

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Mais je laisserai la parole a Aneva sur ce sujet, car je monopolise le temps d'antenne en ce moment !
Bon WE !

Mati

Posté par Aneva_Mati à 16:13 - 05 Iran - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 juin 2007

L'Orient commence en Iran ?

Dimanche 9h30, on part vers le poste frontiere turco-iranien. Dans le mini-bus nous rencontrons Eva et Alessandro, respectivement Allemande et Italien. Eva a la soixantaine et marche avec une canne, elle nous fait bien marrer. Alex a 40 ans, il en est a son 3eme aller-retour Europe / sous continent indien. Un bon baroudeur. On s'entre-aide pour passer les formalites douanieres et administratives. On ne fouille meme pas nos sacs, je suis limite decu. J'aurais pu cacher des bieres dedans ???!?? En tout cas interdit de prendre en photo le poste frontiere cote iranien. Je n'ai pas degaine assez vite donc vous n'aurez pas droit au cliche montrant les portraits imposants des gardiens de la revolution. Je suis "sur le cul" (pardonnez l'expression) lorsque le premier chauffeur de taxi apres la frontiere propose a Alex de rouler un joint dans la voiture. On pensait vraiment que l'alcool et la drogue etaient des interdits forts en Iran. Ce ne sont peut-etre que des tabous ?

Question look Aneva s'est mise au diapason. Et moi j'ai fait pousser une semblant de barbe. Des images valent mieux que des commentaires :

GI_Aneva Equipe_frontiere  Mati_Iran  Tenue_Iran

Nous sommes partis de Turquie avec un mauvais cadeau : la turista, qui ruine nos premiers jours en Iran (Note pour les personnes type Chon, Moun, Watao, Marco... : inutile d'inserer un commentaire deplace sur ce sujet, tout le monde a compris). Et oui c'est scabreux mais ca fait partie du quotidien ! Ajoutez a cela un premier hotel bien miteux pour passer notre premiere nuit (poele a petrole plein de petrole qui pue, salete, chiottes turques sans commentaire, rue bruyante) et vous constaterez que nos premiers pas en Iran ne sont pas idylliques.
On n'a pas vraiment d'energie, on se promene vaguement dans Tabriz (ci-dessous : bazar aux epices et mosquee bleue) :

Bazar_epices_Tabriz Mosquee_bleue_Tabriz

Le choc culturel attendu est pourtant bien present. Le lendemain de notre arrivee est un jour ferie pour cause d'anniversaire du deces d'une personnalite sainte (laquelle ? Mystere). Les gens sont tous habilles en noir, ils participent a des processions en ville en faisant un petit pas de danse "Sirtaki style" et en se tapant fort sur la poitrine. On comprend rien. Les gens nous arretent tout le temps pour nous demander d'ou on vient. Ils sont ultra-gentils et attentionnes, des qu'on a l'air paume quelqu'un s'approche pour proposer son aide. Apres Tabriz on descend sur Qazvin, on dine avec Gilles, un ami d'ami (encore un, decidement !) qui travaille en expat pour une grande firme agro-alimentaire suisse... Bien sympa, c'est l'occasion de discuter avec d'autres expats et de confronter les points de vue des uns et des autres sur l'Iran... Et de boire une biere ! Notre hote nous explique qu'en y mettant le prix, on trouve tout ce qu'on veut en Iran.

Enfin, tout cela n'est que mon point de vue et je laisse la main a Aneva pour vous donner SES premieres impressions, qui different un peu.

Mati

Et oui monsieur Mati sur certains points nous n'avons pas les meme ressentis. Il faut dire que nous ne sommes pas sur le meme pied d'egalite dans ce pays. Premierement, je dois me cacher les cheveux a l'aide d'un chale alors que la journee a l'exterieur il fait au moins 35 degres. J'ai vraiment chaud et des fois c'est vraiment inconfortable. En plus je dois porter des vetements qui couvrent mon corps, pantalon, chemise a manches longues. Ce n'est pas evident, mais je tiendrai bien 3 semaines. Quand je dis que nous ne sommes pas a egalite c'est aussi dans la rue. Les gens, les hommes, s'adressent a Mati seulement, moi ils ne me regardent meme pas. Par contre, j'attire enormement l'attention des femmes qui apres m'avoir croisee discutent sur moi. D'ailleurs, j'aimerai bien savoir ce qu'elles disent car je ne sais pas si je suis le sujet de curiosites ou d'envie ou d'autre chose. Pour ce qui est de la cuisine, je ne suis pas encore en mesure de donner mon avis car je n'ai pas encore fait un vrai repas (cf turista).

Mis a part cela, les gens ont l'air gentil et quand ils nous voient perdus, ils viennent facilement proposer leur aide.

Aneva

Posté par Aneva_Mati à 14:52 - 05 Iran - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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