les péripéties d'Aneva & Mati

Toujours en route, bon pied bon oeil, l'errance n'est pas encore finie...

17 juin 2007

On quitte la Turquie - ou le Kurdistan ?

Derniere etape avant la frontiere irianienne, dogu bayazit : petite ville de montagne qui habrite non loin de la le palais Ishak-pacha. Bien agreable. Et en toile de fond, le mont Ararat. Nous sommes a 1600m environs tandis qu'il trone a 5500m. Il est mythique car c'est la que se serait echouee l'arche de Noe a la fin du grand deluge. Il a une forme volcanique et est assez massif.

Les controles routiers menes par la police et l'armee sur les 180 kms de route qui relient Van a Dogu Bayazit se font pressants. Controle des passeports, fouille corporelle du chauffeur du minibus. Nombreuses unites militaires le long de la route. Tanks. Guerites avec soldats en armes. Ils n'ont pas le sourire. Visages fermes. La situation est moins oppressante ici que le long de la frontiere irakienne, mais il n'y a pas de place pour la serenite. A Dogu Bayazit les tanks sont dans les rues...
On rencontre un autre marchand de tapis, Ossman, kurde ayant passe 15 ans a Istanbul. Il pense que la situation s'est beaucoup amelioree en 25 ans, et il ne souhaite pas du tout la creation d'un Etat kurde. Par contre il aimerait bien que le gouvernement d'Ankara apporte plus de financements pour developper la region en termes d'infrastructures : la route qui mene au palais d'Ishak Pacha a ete pavee grace a un financement de l'UE, le dispensaire a ete construit par des Italiens... "Pourquoi le gouvernement central refuse-t-il de faire ces investissements ?" Et il aimerait par dessus tout pouvoir parler kurde dans la rue sans se faire taxer de terroriste separatiste, et que ses enfants aprennent le kurde a l'ecole... Est-ce aussi simple ? 2 jours auparavant un attentat attribue au PKK a fait 7 morts plus au sud. Les conflits internes a un meme pays sont decidement bien sales, et les taches n'epargnent personne.

Quelques photos pour terminer (c'est un peu comme au JT, on aborde des sujets difficiles ensuite on les masque avec la meteo...) :

Montagne Ishak Mosquee_Ishak Palais_AnevaFans_Aneva Le fan club d'Aneva a Ishak Pacha


Ararat Le Mont Ararat

Enfin, je vous recommande de visualiser notre parcours sur Google Earth grace aux cartes bricolees par Xavier (mon "petit" frere, ndlr). Les liens a suivre sont les suivants :

Carte :
http://xavier.chardon.free.fr/LostInGoogleEarth/GoogleMap2.html

Fichiers de signets pour utilisation directe dans google earth :
http://xavier.chardon.free.fr/LostInGoogleEarth/files.html

Et très bientôt, les photos à-peu-près-géoréférencées!
xavier - email : xavchardon@hotmail.com - http://xavier.chardon.free.fr/LostInGoogleEarth

Mati

PS : est-ce la greve des commentaires ou est-ce que tout le monde est deja en vacances ?

Posté par Aneva_Mati à 13:26 - 04 Turquie - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


14 juin 2007

Dernier the chez les Turcs - ou presque

Des riens du tout

Mine de rien, c'est passe quasiment inapercu, nous avons traverse le Bosphore, nous sommes en Asie ! On n'en repartira qu'en Decembre... Istanbul etait la premiere etape estampillee "route de la soie", que nous allons remonter par l'une de ses voies jusqu'au Xin Jian chinois... Une autre paire de manches.
Aujourd'hui nous sortons de 21h de bus pour relier Ankara a Van, bien a l'Est de la Turquie. On nous avait annonce 18h, autant dire que les 3 dernieres heures etaient longuettes. Aneva a battu son record d'heures de bus d'affilee sans aucun souci, et de mon cote je me suis fortement approche du mien (22h fin 2002 pour traverser la Bolivie, je sais ca fait craneur, mais je me la donne grave en general donc ca passe...) Resultat on est un peu moulus mais contents.
Et on a rencontre Selim dans le bus ! un aveugle imposant qui criait beaucoup, par exemple "I'm Selim from Mus ! Hello ! Goodbye !". Il nous a offert un stylo, et donne son adresse pour qu'on lui envoie... Une voiture ! On lui a explique qu'il faudrait d'abord que l'on gagne au loto, mais il etait pas d'accord avec nous : il tenait vraiment a sa voiture.

On va rester 2-3 jours dans la region de Van avant de s'avancer vers la frontiere iranienne. Aujourd'hui nous avons vu les premiers panneaux qui indiquent la direction de l'Iran : ca nous fait bizarre de nous dire qu'on va passer une nouvelle porte, plus mysterieuse a bien des egards !
Promis je mettrai en ligne une photo d'Aneva avec sa tenue speciale Iran des que possible...

Van

Van est une petite ville bien a l'Est de la Turquie. En fait les gens qui nous abordent (et ils sont nombreux) preferent dire qu'ils sont Kurdes et que Van fait partie du Kurdistan... Alors que Mehmet, un marchand de tapis rencontre en Cappadocce, nous affirmait que les Turcs et les Kurdes etaient tres proches, comme des freres, et que ca leur posait pas de probleme d'etre integres a l'Etat turc (sauf pour le PKK, de simples terroristes en somme). Difficile de reporter ici les conversations avec Mehmet ou avec les Kurdes rencontres ici, le moins que l'on puisse dire c'est que les avis sont partages...

A Van il y a un immense lac, surplombe par un chateau. Un peu plus loin une jolie petite ile, Akdamar, surmontee d'une eglise armenienne datant du Xeme siecle. Le volcan (eteint) Nemrut est en toile de fond. L'eau est turquoise. Ca claque son steack. Voici un apercu rapide (photos de qualite moyenne, j'en conviens et je m'excuse aupres des puristes) :

Bateau Eglise Akdamar_1 Lac Chateau_Van

Visa wars episode 4

Question visa c'est la fete (si les succes administratifs ne vous eblouissent pas, fuyez jusqu'au paragraphe suivant...) Au retour de Cappadocce nous avons valide le visa turkmene comme prevu. On a retrouve notre pote l'employe russophone de l'amabassade qui s'est fendu d'un "Turkmenistan is very good". On veut bien, mais en 5 jours (visa de transit) on n'en verra pas grand chose.
La petite cerise sur le gateau est venue du Tadjikistan. On a tente et obtenu le visa le plus rapide de notre jeune carriere : 55 minutes chrono en main. Et encore, la consul avait 30 minutes de retard. Elle nous a fait ca rapidement car "on avait deja pas mal d'autres visas" (genre : "ca fera bien dans votre collec"). Moyennant 50 dollars on a donc eu droit a la formule express, avec des dialogues du type (pendant qu'elle remplissait nos visas) :
- Et les autres ambassades, elles demandaient quoi comme document ?
- Un formulaire, une photo, des sous, une lettre de presentation de l'ambassade de France...
- Une lettre de presentation ! Moi aussi j'en veux une alors !
- OK, on a une copie, la voila
- Mais c'est en francais ! Qu'est-ce que ca dit ?
- Qu'on demande un visa sous notre entiere responsabilite
- Mouais... OK ca va
- Et vous n'avez pas de travail ?
- Ben non, on les a quitte pour partir voyager, il en faut un ?
- C'est mieux d'en avoir un. Mais ca ira. Ca fait 100 dollars pour les deux !"
Bref, l'essentiel est acquis, reste plus que le Khirgistan, la Mongolie, le Viet-Nam et le Cambodge. Ce sera pour plus tard, on va faire une petite pause dans la course aux visas.

Prix d'excellence

C'est bientot le bac et nous sommes en pleine periode d'examens. Et nous sommes certains que parmi nos lecteurs il y a des collegiens, lyceens, etudiants concernes par ces petites tracasseries. Deja on leur souhaite m.... et on se montre solidaires en decernant les prix du jury pour la Turquie.

  • Mention Bien aux petits princes circonsis : les jeunes garcons ont droit a un traitement de faveur le jour de leur circoncision. Ils peuvent se deguiser en princes ou en commandant de l'armee et ont droit a des visites a la mosquee ou dans des parcs publics en tenue d'apparat, avec toute la famille. Profusion de sodas et de glaces, c'est vraiment la fete pour eux et ils sont super fiers ! (il manque peut-etre une photo sur ce coup la je vous l'accorde).
  • Mention Tres Bien aux Turcs en general, leur accueil extremement chaleureux. Pour les thes offerts en echangeant 2-3 mots de francais, pour la curiosite naturelle des gens quand on se ballade et qui veulent absolument nous dire bonjour, discuter en Turc, se faire prendre en photo avec nous... Merci les Turcs !
  • Mention "Surprise" a une femme turque qui allaitait son enfant dans un lieu public, a Istanbul, tout en etant voilee. Un joli paradoxe.
  • Mention Excellent aux potes de potes. On a deja detaille le sujet donc on ne revient pas dessus. Merci encore !

On a meme vu une remise de diplomes pour des collegiens. On a espionne depuis l'exterieur du college car ils fasaient ca a l'Amerıcaine, robe noire et chapeaux carres, entree sur la musique des charriots de feu tels des gladiateurs et tout le monde en rang d'oignon pendant le discour de Madame le proviseur. L'histoire ne dit pas si les chapeaux ont ete jetes en l'air car nous avions tout de meme un bus a prendre...

Mati

Posté par Aneva_Mati à 19:14 - 04 Turquie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 juin 2007

Cappadocce

                                                      paysage

"On se croirait dans un décor de cinéma" voila ce que je me suis dit quand nous sommes arrivés a Göreme, petit village central de la région. C'est assez impressionnant ces formations géologiques en forme de morille (Simon j'ai bien pensé a toi quand j'ai vu ces énormes morilles) ou  de cheminée.

cavush_n cavush_n2 cavush_n3 cavush_n4

Pour bien apprécier le lieu on s'est trouvé deux lits dans un dortoir (c'est pour faire des économies : 6 euros la nuit) creusé dans la roche dans une pension bien sympa. Nous avons tenu 3 nuits dans le dortoir et pour cause un japonais qui ronflait tellement fort a réussi a me reveiller alors que je m'étaıs endormi avec de la musique. Nous avons fini notre séjour dans une chambre creusée elle aussi dans la roche.

                                       chambre

La région est tres touristique, les gens utilisent beaucoup les circuits organises pour visiter la régions car ils n'ont souvent pas beaucoup de temps. Nous, comme nous avions du temps et pas trop d'argent nous avons décide de nous débrouiller et de ne pas prendre de guide pour les ballades dans les vallées. EH BIEN C'EST PAS TOUJOURS FACILE. Une ballade simple de 2h a duré 4h avec une partie a escalader dans un canyon. Apres coup en discutant avec des locaux on a compris que nous n'avions pas pris le bon chemin pourtant nous avions vu une fleche rouge. Il faut se méfıer des indications car certaines fois c'est pour orienter le touriste vers la petite buvette du coin. Mis a part cela nous avons vu des paysages magnifiques et fait de rencontres agréables. Les turcs sont tres sociables et aiment beaucoup discuter avec les étrangers meme s'ils ne parlent que le turc.

rencontre  Yusat, rencontré par hasard lors d'une randonnée

g_reme_mus_e g_reme_mus_e2 egl_se g_reme_mo_       g_reme  table                    Musée en plein air de Göreme

vall_e_rose   canyon_mat_    La vallée rose et le Canyon qu'on a escaladé

C'est autour d'un bon repas et d'un bon narguilé que nous finissons nos journées cappadocciennes. Rien  de plus agréable que de manger affalés sur des coussins.

                                 repas        nargu_le

Aneva

Posté par Aneva_Mati à 19:07 - 04 Turquie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 juin 2007

La bataille des visas episode 3 : Turkmenistan

Nous quittons Istanbul pour Ankara en quete du visa turkmene. Encore une fois c'est la bataille, deja pour se faire comprendre. L'employe commence ainsi, apres avoir jete un coup d'oeil a nos passeports, dans un anglais approximatif :

"Vous parlez turkmene ?
- Non
- Russe ?
- Non Monsieur
- Francais alors ?
- Oh oui Monsieur on parle francais on est des francais ca tombe bien !
- Ah, ben pas moi..."
Un avant-gout de l'humour turkmene. Sympa.

On veut juste un visa de transit, valable 5 jours, pour traverser le pays depuis l'Iran vers l'Ouzbekistan. Il nous faut les photocopies des visas pour les pays pre-cites, un formulaire en double exemplaire, 51 dollars (pour 5 jours !!!). On galere pour se faire comprendre, mais on arrive quand meme a remplir la fiche de demande du visa. On a toutes les pieces, sauf que suprise tout d'un coup on doit aussi fournir une "lettre de presentation" de notre ambassade. Taxi vers l'administration française et la re-surprise : tout se passe bien et super vite. L'employee de l'ambassade nous fait ca en 2 secondes. Cool. On retourne voir le turkmene et on en termine avec la demande. Maintenant nous devons attendre 10 jours avant de savoir si le visa est accorde, ensuite nous retournerons a l'ambassade turkmene.

On croise un couple de suisses allemands partis il y a 2 mois en velo depuis chez eux, ils sont deja a Ankara et ils galerent comme nous dans les ambassades. Ca reconforte, quelque part.

L'apres-midi on file vers la Cappadocce, qui fera l'objet du prochain post. Moins relou et avec des images pour ceux qui sont fatigues de lire.

Mati

Posté par Aneva_Mati à 18:45 - 04 Turquie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 juin 2007

Istanbul fresh air

Hospitality Club

Après un premier jour dédié à la recherche du consulat perdu de l'Ouzbékistan, on flane un peu en ville, tranquillement, et on admire les montagnes de baklava (pâtisseries au miel et à la pistache). Pendant le WE, un couple d'amis d'une amie d'Aneva nous prend en charge et nous fait goûter l'hospitalité turque. Et ben c'est un truc de fou. Tugba et Önder viennent nous chercher en voiture, nous balladent dans le quartier commerçant, le centre historique, nous emmènent fumer des narguilés (non, mémé, c'est pas de la drogue) dans des endroits fréquentés par les locaux, nous font déguster les spécialités turques comme les boulettes de viande ou de la viande à kebab avec des pistaches... Et nous devons littéralement nous battre pour payer une addition, tellement ils considèrent l'hospitalité comme un devoir. On en reste souvent la bouche pendante, on ne s'attendait pas à ça. 1000 fois merci à eux et à Seray (l'amie d'Aneva qui nous les a présentés).
Dans la semaine nous avons aussi rencontrés Gonca, une autre amie de Seray, et là c'est rebelote, on s'est fait copieusement invités ; on a limite l'impression d'être des pique-assiette. Ca n'enlève rien à la gentillesse des gens qu'on rencontre ! Surtout qu'on peut avoir des discussions intéressantes sur les différentes facettes de la société turque, l'entrée de la Turquie dans l'Europe, la crise politique actuelle qui secoue le pays (les députés se sont tapés dessus à l'intérieur du parlement, en pleine session, et ils ont fait la Une des journaux). D'innombrables drapeaux turques pendent aux fenêtres des immeubles, nous avons rarement vu un pays qui faisait une telle démonstration de nationalisme (voilà qui aurait fait plaisir à Ségolène). Önder nous a expliqué que ces drapeaux ont fleuri depuis 3 mois, les gens qui l'affichent veulent démontrer leur attachement aux institutions laïques contre les courants politiques islamiques, qu'ils soupçonnent de vouloir fonder un état islamique. C'est un vieux débat, social et historique.

En vrac

La ville est évidemment bondée de touristes, et ça fourmille d'activité dans tous les coins. Les restos ou bars des zones commerçantes ont des serveurs / rabatteurs hors pair, parfois c'est un peu lourd mais il suffit de fermer les oreilles.

Les gens fument énormément, parfois en mangeant. Même pas entre l'entrée et le plat principal, des fois ils s'arrêtent juste de manger pour cloper puis reprendre le cours du repas. Comme les Grecs d'ailleurs.

Il y a un nombre incalculables de chats errants en ville. Des associations de protection des animaux collectent des fonds pour leur payer de la nourriture, redistribuée par des volontaires. Belle vie pour eux, ils se prélassent toute la journée et on leur apporte la bouffe sur un plateau.

Niveau culinaire on mange des Simits (pain en forme de Bretzel, saupoudré de sésame), des kebabs, des baklavas, des soupes de lentilles rouge, des crêpes fourrées au fromage ou aux épinards (Gözleme), des dürüms (autre type de crêpe, remplie de viande hachée + tomates + persil), des assiettes de kebab avec de la mie de pain et du yogourt...

Special thanks

Pour terminer on remercie plus que chaleureusement Marion, expatriée française, une copine d'un copain de Matthias (décidément) qui nous a accueilli dans son appart. Et elle nous a fait découvrir des bons coins nocturnes de la vie stambouliote, genre super terrasses qui dominent le Bosphore en haut d'un immeuble où jamais on aurait imaginé qu'un bar se cachait. Ou alors longue soirée au bar "Araf", sous les toits lui aussi et bonne musique... balkanique. Sachez que ce n'est pas ringard ici (ca nous rassure parce que nous, on adore), la fanfare Ciocarlia est même 3ème des charts. Enfin on peut relativiser car le 2ème n'est autre que Mr Elegance, Mr charme et voix de velour j'ai nommé... Dany Brillant ! Il passe même à la télé ici. Sans que ce soit une émission genre "les enfants de la télé". C'est dire !
On a notamment fini la soirée "Araf" bien tard, et c'est vraiment impressionant de voir la rue d'Istiqlal noire de monde à 4h30-5h (par là quoi), des bars toujours ouverts dans les petites rues avoisinantes avec de la musique live à plein tube qui déborde de tous les côtés dans la rue. Il y a autant de gens dans les petits restos rapides qu'à 10h, 16h45 ou 23h. Il y a de l'énergie à revendre dans cette mégapole...

Mati et Aneva

Cay     Simit     Glacier  Aneva_tugba_onder   Narguil_

            mar_on notre logeuse, Marion, qui est loin d'etre toujours aussi sérieuse!

 

Posté par Aneva_Mati à 14:24 - 04 Turquie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 mai 2007

Basta Pita, welcome Kebab et Baklava

Adieu la Grèce

Nous nous étions quittés la veille de la finale de la ligue des champions. Nous avons vécus la déroute des Reds : on s'attendait à plus de larmes, pour finir on n'a vu personne pleurer. Par contre on a vu plein de gens qui avaient du mal à terminer leur bière après le coup de sifflet final.

Le lendemain nous avons pris le train pour Thessalonique, et après un arrêt pour se dégourdir les jambes on a enchaîné avec un train de nuit pour Istanbul. 14h en couchettes, avec mini frigo dans le compartiment franchement top classe les Turcs. Lits plutôt confortables et sommeil profond jusqu'à la frontière. C'est à ce moment (3h du matin) que les douaniers Grecs entrent en scène, ramassage de passeports rendus 1/2 heure plus tard, ballet répété par leurs homologues Turcs, ce qui découpe la fin de notre nuit en petites tranches. On finit quand même par une grande sieste, de 6h à 9h. On arrive pas vraiment frais à Istanbul, pourtant nous devons immédiatement nous mettre à la recherche du consulat d'Ouzbékistan pour notre visa.

Visa race 2007 (épisode 2)

Si les formalités administratives vous saoûlent, passez directement au paragraphe suivant

Nous sommes vendredi, 10h30, et ce dernier n'ouvre que les lundi-mercredi-vendredi de 10h à 12h. Autant dire qu'on doit se presser. On décide rapidement de faire 2 équipes, l'une se charge de garder les sacs pendant que l'autre cherche ce maudit consulat. Après 1h30 de recherches, sur le coup des 12h30, je me rends compte que l'ambassade a déménagé et que l'adresse indiquée sur internet n'est pas la bonne. Un vieux monsieur bien sympa me donne la nouvelle adresse mais c'est à l'autre bout de la ville : la fenêtre horaire est perdue.
On remet ça le lundi, cette fois on trouve du premier coup et on peut faire notre demande. En fin de semaine on fait le pressing pour obtenir le visa, ca nous prendra toute la journée de vendredi. On arrive à l'ouverture, ils nous disent que l'autorisation du visa n'est pas arrivée. Pas de chance, ça nous oblige à rester à istanbul jusqu'à lundi. C'est à ce moment que j'ai cru qu'Anne-Valérie allait se transformer en Wonder woman pour décalquer l'employé du consulat. Mais non. On y retourne quand même à midi et là, ô miracle, la fameuse autorisation est arrivée. Reste plus qu'à payer et à revenir chercher le visa dans l'après-midi. Au final on n'a pas le temps d'aller à l'ambassade du Turkménistan pour la prochaine demande. Ce sera pour Ankara, on croise les doigts car suivant la personne qui décroche le téléphone on obtient des sons de cloche différents sur les délais d'obtention du visa, les pièces à fournir... Obtenir un visa devient un métier qui requiert de l'obstination.
Le bon côté c'est qu'on a pu prendre notre temps pour découvrir la ville, en attendant.

Istanbul

Symbole_turc              Symbole_turc_2

Byzance pour les Grecs, Constantinople pour les Romains, Istanbul pour les Ottomans, cette ville éternelle fascine depuis des siècles l'Orient et l'Occident. Et effectivement, nous sommes sous le charme.

Chaque quartier de la ville nous emmène dans des univers différents :

            * à Sultanahmet (coeur historique) on peut y voir la mosquée Bleue, la Basilique, Sainte-Sophie, le palais de Topkapi ;

Mosquee_bleue             Topkapi_1                Ste_Soph   

                                 Aneva_mosquee_bleue                  Citerne                  

            * à Taksim c'est plutôt le quartier commerçant, dans une rue il n'y a que des commerces de vêtements et de chaussures sur 500 mètres ;

                                                                 Istiqlal      

            * à Beyazit on y trouvera surtout un marché aux épices et loukoums (le bazar égyptien) et le Grand Bazar où l'on trouve de tout, poteries, lustres, manteau en cuire, des chaussures de marque pas chères (donc fausse mais souvent bien imitées)...

                    Bazar_1                     Bazar_2   

Tout ca pour dire qu'on ne s'ennuie pas. Le dépaysement est radical surtout aux moments des appels à la prière par les muezzins.

Aneva et Mati

Posté par Aneva_Mati à 19:55 - 04 Turquie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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